mardi 12 mars 2019

bienvenue sur le blog du CLPS!




Nous sommes une organisation laïque, donc ouverte à la confrontation des idées et nous ne prétendons pas, entre nous, défendre toujours les mêmes thèses. Ce qui nous réunit, c’est précisément le souci de ne pas masquer nos divergences.
Le mot " secte " est une commodité de langage qui ne correspond à aucune catégorie juridique. il n’existe en effet pas de définition de la secte en droit français. Nous ne prétendons pas, dans l’intitulé de notre association, combattre les sectes, mais prévenir le sectarisme.
En fait, peu nous importe que tel ou tel groupe étudié dans ce site soit ou non qualifié de secte. Pour nous, il représente, si nous en parlons, une atteinte a la laïcité. Le droit français leur permet d’exister. Il nous permet, à nous, de discuter leurs pratiques sans les enfermer dans une catégorie juridique et ce au seul nom du respect des droits de l’homme et de l’enfant et de la laïcité



mentions légales


NOTE SUR LES COMMENTAIRES

Le présent blog est le canal d'expression du CLPS. Nous veillons scrupuleusement à la qualité de l'information et des opinions exprimées. Nous avons maintes fois accepté d'accueillir des commentaires qui se trouvaient aux antipodes de nos convictions dès lors qu'ils étaient rédigés dans une langue correcte, qu'ils restaient courtois, et qu'ils apportaient de la matière au débat. 
Toutefois, suite à des propositions de commentaires qui ne respectaient pas ces conditions, nous nous devons de rappeler que ce blog n'est pas un forum. Nous nous refuserons en conséquence à publier les textes sarcastiques et a fortiori injurieux à l'égard de qui que ce soit, d'une longueur excessive par rapport au texte initial et les billets "en rafale" qui restent d'une lecture difficile et nuisent à la lisibilité de l'ensemble. Merci à  nos contributeurs, qu'il soutiennent ou contredisent nos thèses, de respecter ces quelques règles de savoir-vivre.

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mardi 13 février 2018

Dérives sectaires versus laïcité, en Grande Bretagne aussi!


Nous avons dans ces colonnes évoqué à plusieurs reprises le travail en Grande Bretagne de BHA, l’association humaniste britannique sur les écoles Steiner d’outre Manche.
Voici ci-dessous un extrait de leur dernière lettre d’information qui traite d’un manière générale de leur aspiration à une école qui rassemble tous les enfants au-delà de leurs origines et qui les arme pour déterminer une fois le moment venu leurs choix en toute connaissance de cause, en toute liberté. Un moyen de rappeler: nous ne luttons pas contre des mouvements, nous ne souhaitons en discriminer aucun. Nous ne luttons pas contre des idéologies, à moins qu’elles ne promeuvent la haine ou la discrimination ou qu’elles nient les droits de l’Homme. Nous agissons pour la liberté de pensée et nous ne sommes pas seuls.



 


Plus d'un tiers des écoles publiques en Angleterre et au Pays de Galles (plus de 7000) sont actuellement gérées par des organismes religieux et en Irlande du Nord, la proportion est beaucoup plus grande. Ces écoles sont légalement autorisées à faire une discrimination contre des élèves, en se basant sur le fait qu'ils sont trop jeunes pour décider pour eux mêmes,ce qui a pour résultat de diviser les communautés ,plutôt que de les rassembler. De façon choquante, honteuse,le gouvernement britannique semble impliqué pour non seulement accroître le nombre d'écoles anglaises confessionnelles mais d'étendre leurs pouvoirs pour diviser et exercer la discrimination.
Voilà longtemps qu'un gouvernement a été aussi résolu pour soumettre les intérêts supérieurs des enfants aux droits acquis de la religion. Nous voulons des écoles dans lesquelles les enfants sont libres de former leurs propre croyances, et trouvent leur propre sens de signification et de but , libres de toute influence religieuse.
Nous voulons un système éducatif qui reflète notre diversité,et reconnaît sa force,célébrant les valeurs humaines partagées plutôt que d'accentuer nos différences . Et nous voulons une société qui récolte les profits d'enfants appartenant à des contextes différents,apprenant avec eux ,l'un de l'autre, apprenant à leur sujet, dans des écoles ouvertes et inclusives.
Hélas, ce n'est pas couramment le cas

SALON DU BIEN ETRE A AUBENAS (ARDECHE)

Il se tiendra prochainement à Aubenas un salon du bien-être organisé par l’association Ardèche bien-être.
Nous relevons dans le programme de ce salon des conférences. L’une d’entre elle concerne les trois corps, mais l’examen du site Internet de l’intervenant fait apparaître qu’il est praticien du décodage biologique,  il est membre d’une école, celle de Christian Flèche, il se fait que nous avons déjà rendu compte dans une autre région d’une conférence d’une praticienne de la même école.

http://actu-sectarisme.blogspot.fr/2016/06/salon-bio-et-bien-etre-les-11-et-12.html


Une autre manifestation dans le cadre de ce salon est prévue avec la participation d’un praticien de l'EFT, nous avons traité de ce sujet et vous pourrez vous faire une idée des dérives possibles . Un sujet de l’émission envoyé spécial a été consacrée à cette pratique, et nous vous en donnons ci-dessous le lien.

http://actu-sectarisme.blogspot.fr/2014/12/retour-sur-left.html

Certes il n’est pas prouvé, loin de là, que les intrusions dans la vie privée relevées chez cette thérapeute filmée à son insu dans son cabinet seraient pratiquées par la personne qui doit intervenir à Aubenas. Nous l'ignorons.
Toutefois, au vu des réactions des médecins interrogés, aucune validation scientifique de cette technique ne semble avérée.

samedi 3 février 2018

A NOS AMIS LAÏQUES, à propos de l'enseignement hors contrat



Nous sommes une association laïque très engagée dans la défense de la liberté de conscience. Il s'agit du cercle laïque pour la prévention du sectarisme et nous travaillons depuis des années notamment sur l'enseignement hors contrat.


Nous avons parfois l'impression de mal nous faire comprendre du milieu laïque. Alors expliquons-nous. C'est peut-être peu de chose. Nous savons que nous retrouverons tous nos amis défenseurs de la laïcité dans la lutte contre les discriminations, dans le combat pour l'accueil des migrants, dans la défense de nos libertés. Et c'est sans doute le principal!
Nous voudrions nous expliquer entre autres sur notre position par rapport à l'enseignement privé hors contrat souvent proche du monde sectaire. 


Nous avons mis en exergue de cette lettre des affiches anciennes et qui pour certains d'entre nous remontent à notre jeunesse voire à notre adolescence. Ne nous désunissez pas dès l’enfance, telle était l'affiche du Comité national d'action laïque. École publique ouverte à tous, école de la fraternité, enseignement de la liberté, tels étaient les logos de la quinzaine de l'école publique.
 
Certes, le contexte a changé depuis les années 60 et 70. Nous en sommes conscients. Nous ne sommes pas non plus des laïcards. certains d'entre nous ont participé activement aux débats initiés par la Ligue de l'enseignement sur le thème laïcité 2000 .
 
Notre association  regroupe des personnes d’origines et de convictions les plus diverses qui se respectent entre elles.Elles se retrouvent par-delà leurs différences dans la défense de la dignité humaine, c'est aussi cela la laïcité.


Mais parfois nous nous sentons mal à l'aise. Nous avons l'impression de ne pas être compris. Une école hors contrat n'est pas obligatoirement l'émanation d'une dérive sectaire; en revanche, certaines d'entre elles obtiennent des facilités financières d’organismes avec lesquels nous sommes en profond désaccord. 


Nous le répétons une fois de plus, nous sommes attachés viscéralement aux libertés fondamentales et ce n'est pas parce que nous avons des observations à faire sur telle ou telle institution que nous aurions l'idée de solliciter la moindre restriction de ses libertés. Nous ne sommes pas, du moins nous ne nous ressentons pas comme des liberticides. 


Mais nous restons attachés à cette idée de l'école comme lieu du vivre ensemble, d'apprentissage du refus de toute discrimination. Parlons franchement: Lorsqu'une école Montessori, comme celle de Nice, est financée par la nouvelle économie fraternelle et demande 7500 € de scolarité par enfant et par an à une famille, peut-on voir dans l'existence de cet établissement un progrès social ? N’y a-t-il pas déjà une discrimination par le milieu social, par l’argent? Nous ne nions pas et nous respectons l'opinion de ceux qui ont un avis contraire mais en tant que militants de la laïcité nous aimerions tant rencontrer plus de soutien! 


Lorsque des institutions laïques entretiennent des liens même ténus avec la mouvance des colibris qui prône la création d'écoles alternatives nous ne nous sentons pas non plus à l'aise. Déjà, l'existence d’écoles dont les parents sont tous de sensibilité écologiste, comme celles qui sont liées aux colibris, n'est-elle pas une voie vers un milieu intellectuellement et idéologiquement homogène, à l'encontre de la conception laïque de l'Enseignement ?


Et lorsque nos associations laïques côtoient la Fédération des écoles Steiner dont la pédagogie est inspirée par une doctrine que nous ressentons comme ésotérique et milite pour une éducation indépendante de l'État nous nous sentons encore plus mal à l’aise. Ce n'est peut-être pas très fréquent mais cela est bien déjà arrivé plus d'une fois. 


Et de manière plus générale, les groupes atteints de dérive sectaire dissimulent souvent sous des masques alléchants des objectifs qui le sont moins. La transparence et l’information complète du citoyen ne sont-elles pas consubstantielles à la laïcité ?


Est-ce que nous nous trompons si nous supposons que l'absence de réticence de certains de nos amis laïques pour les écoles alternatives serait due au fait qu’elles ressentent le pluralisme dans l'enseignement comme une source d'émulation, de progrès?


Nous aimerions tant que nos amis des associations laïques nous soutiennent quotidiennement dans notre action, c'est le cas pour plusieurs d'entre elles et nous leur en sommes infiniment reconnaissants. Mais nous restons à l'écoute de celles qui ne partageraient pas notre opinion pour en discuter et dialoguer. Et sommes à la disposition de toutes celles qui souhaiteraient participer à notre tâche de prévention des dérives sectaires.




les rendez-vous de la laïcité avec SOLIDARITE LAÏQUE



« Il y a une partie des Français qui se disent : je ne reconnais plus le pays dans lequel j’ai grandi. Et ça les amène parfois à voter pour le Front national ou à souhaiter la politique que le Front national propose. Et puis il y en a d’autres qui se disent : je suis français mais on ne me reconnait pas comme tel. Alors qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’on est dans la méconnaissance et le malentendu. La méconnaissance, c’est la méconnaissance de notre histoire qui n’est pas qu’une histoire de la métropole. C’est une histoire de l’Outre Méditerranée, de l’Outre-mer. Nous avons une histoire mondiale qui a fait que la France est aujourd’hui diverse et qu’elle a des liens avec le monde comme jamais aucun autre pays d’Europe n’en a eu. Et puis, il y a un malentendu, c’est que de par cette diversité, parfois, certains croient que les valeurs de la République sont en danger, et notamment l’un des principaux piliers de la République qu’est la laïcité. Même le président de la République disait : « En 1905 la laïcité ne s’appliquait pas à l’Islam ». Il ne connaissait pas son histoire justement. La loi de 1905 est faite pour tout le monde et c’est ce qu’on ne comprend pas.
Sur quoi est basée la loi de 1905 ? Sur le principe fondamental de la liberté individuelle de conscience. Chacun a le droit de croire ou de ne pas croire, à égalité des deux options, la croyance ou la non croyance. Pour garantir cette liberté de conscience, la loi de 1905  a même prévu que si vous faites pression sur quelqu’un, votre voisin, votre cousin, votre employé, pour lui faire exercer un culte ou pour l’en empêcher, vous risquez une peine de prison, en tout cas une amende. Mais elle prévoit bien plus que ça : elle prévoit différents espaces pour éviter qu’une religion vienne à dominer l’Etat ou que l’Etat soit dominé par l’anti-religion, l’Etat est neutre, l’Etat ne prend pas position sur l’existence de Dieu. Pour faire respecter ceux qui croient, la loi de 1905 prévoit des lieux de culte où s’applique la loi de chaque culte. Et puis vous avez un troisième espace qui est chez vous. Chez vous, si vous voulez que les gens mettent un chapeau en arrivant, enlèvent leurs chaussures, mettent un chandail, vous faites ce que vous voulez. C’est votre loi personnelle, de votre lieu. Alors il reste le reste et là, on va réfléchir ensemble en tant que citoyens : qu’est-ce qu’on fait du reste de l’espace ? Par exemple et c’est pareil aux Etats Unis, là où il y a des enfants mineurs, ils ne peuvent pas aller devant la justice si on fait pression sur eux. Il faut les protéger contre toute pression, plus que les adultes qui peuvent résister en parlant, en protestant, en allant voir un avocat. Donc on prévoit la neutralité de l’école, c’est prévu par la laïcité. Et puis la loi de 2004 a prévu l’interdiction des signes ostensibles parce que certains signes pouvaient être utilisés pour faire pression sur des jeunes filles qui ne voulaient pas porter un signe religieux. Ceux qui pensent que la laïcité, c’est le combat contre la religion, ils n’interprètent pas bien. La laïcité, c’est d’abord du droit.
Une fois qu’on a compris que la laïcité c’est la liberté de conscience, comme on a chacun notre conscience qui n’est pas pareille que celle de son voisin, de son cousin, de sa petite sœur ou de son grand-frère, il faut organiser le vivre-ensemble. Le vivre-ensemble découle du respect de la liberté de conscience de chacun. C’est parce qu’on demande pour soi le respect, qu’on le donne aussi aux autres et que du coup, il faut organiser à la fois le commun et le différent. Je vous donne un exemple du commun : en France, on peut faire un mariage religieux, mais d’abord on se marie tous à la mairie. C’est la République, c’est le fond commun. Après chacun fait ce qu’il veut. Après le maire va lire les quatre articles du code civil relatifs au mariage. Dans la salle de la mairie, il va y avoir des gens très différents selon les mariages. Et après chacun va faire ce qu’il veut : s’il veut faire une cérémonie religieuse ou pas. Mais il y a le commun qui nous rassemble et ensuite le divers. La République c’est cette capacité à construire le commun dans le respect de la diversité. Toutes ces incompréhensions, qui nous paraissent absurdes, c’est ce qui a fait que Bibliothèques Sans Frontière dont je suis le président, a décidé après les attentats contre Charlie Hebdo de faire dix vidéos très claires pour les profs, pour les élèves pour les parents sur la Laïcité : questions-reponses-laïcite.fr »

Pour découvrir les vidéos sur la laïcité de Bibliothèques sans frontières  : questions-reponses-laïcite.fr

jeudi 11 janvier 2018

L'éthique, puisqu'on en parle...


Voici quelque chose qui ne nous fait pas plaisir. 
Nous, au CLPS — voilà qui ne va pas surprendre grand monde — nous sommes attachés, chacun à notre façon à une certaine éthique. 
Laïques, cela va de soi, républicaines donc, profondément humanistes, les valeurs dans lesquelles nous nous retrouvons composent le tronc commun de cette éthique que nous partageons dans nos actions, dans nos publications, au CLPS. Nos autres convictions ne viennent normalement pas encombrer nos débats.
Certains d’entre nous sont particulièrement sensibles, en dehors du champ que nous cultivons ensemble, celui de la prévention des dérives sectaires, à bien d’autres causes, humanitaires notamment.
Ainsi, quelques uns dans notre association, et c’est tout à leur honneur, suivent depuis fort longtemps Amnesty International, ses actions humanistes, humanitaires, ses engagements courageux, sa lutte sans fin contre les innombrables atteintes aux droits de l’homme à peu près partout dans le monde. Nous sommes bien d’accord que ces activités méritent des éloges et nous leur conservons les nôtres. 
Entendons-nous bien : il ne s’agit pas, dans ces lignes dont j’assume la responsabilité, d’une critique de l’activité d’Amnesty que, pour ma part, j’estime très haut. Ses acteurs sont, comme on dit, bons dans ce qu’ils font.
Et nous ne sommes pas mauvais non plus dans ce que nous, nous faisons. C’est pour ça qu’il y a quelque chose qui ne nous fait pas plaisir et qui nous a surpris, c’est le moins qu’on puisse dire. Assez de préambule et de parapluies ouverts : dans l’organe de presse d’Amnesty International, à savoir le mensuel « La Chronique », un dossier a été consacré à ce qu’on appelle désormais la finance éthique.
Au CLPS, ce n’est pas que la finance éthique, si elle existe, nous dérange mais nous nous sommes souvent intéressés de par notre vocation à ce qui en est un des fers de lance, la Nef (Nouvelle économie fraternelle), société coopérative de finance solidaire. Honnêtement ce n’était pas une grosse surprise, sachant depuis quelque temps déjà que la branche française de l’ONG s’était rapproché de la Nef. Mais tout de même, en faire l’apologie dans son magazine. Quand on pense au crédit de confiance que possède Amnesty. Amnesty International, de par son statut, doit certainement être tenu de conserver des distances respectables avec quelque organisme que ce soit susceptible d’influer d’une manière ou d’une autre sur son fonctionnement.  D’un côté les droits de l’homme, la liberté, l’humanisme et de l’autre… 
Quel mauvais vent a poussé Amnesty vers la Nef ? 
Cet organisme créé d’abord sous la forme d’une association par Jean-Pierre Bideau (enseignant dans une école Steiner-Waldorf et président de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf) et Henri Nouyrit (parent d’élève dans une de ses école). Ils se sont inspirés de la pensée économique et sociale de Rudolf Steiner et étaient très impliqués dans le mouvement anthroposophique.
Voici, dans ces trois dernières lignes, les raisons principales de notre défiance envers la Nef. Des sujets que nous abordons souvent et bien inscrits au cœur de nos préoccupations. Je ne parle que de défiance, bien sûr, je tiens à rester dans le cadre de ce qui est publiable. 
Et je ne veux surtout pas dire que la Nef entend compénétrer  Amnesty ou circonvenir ses acteurs, ni le contraire. 
Mais voilà pourquoi, aujourd’hui, en pensant fort à certains membres du CLPS, Cercle laïc pour la prévention du sectarisme, je voulais dire l’espèce de dépit, d’amertume, de scepticisme attristé que tout ceci nous inspire.  

Bertrand BAUMEISTER

NDLR   Cela dit, et nous le disons dès que nous traitons de cette mouvance, nous répétons que ces activités, même si nous émettons des réserves sur leur modus operandi, loin d'être transparent, restent parfaitement légales et ne troublent en rien l'ordre public. Le défaut de transparence est selon nous lié non aux comptes et à l'utilisation des fonds loin de là mais à la discrétion sur les liens avec le mouvement anthroposophique. Les institutions liées à l'anthroposophie bénéficient à ce titre de la protection des textes nationaux et internationaux relatifs aux libertés fondamentales!




"Nous sommes bien d’accord que ces activités méritent des éloges et nous ne leur conservons les nôtres".

mardi 9 janvier 2018

fasciathérapie, une dépêche AFP

Suite à une requête de FasciaFrance, nous avons reproduit de larges extraits et donné le lien vers un arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris qui avait "censuré"le guide "santé et dérives sectaires de la Miviludes.
Nous l'avons fait sans avoir la certitude que c'était une obligation: nous avions cité deux documents, dont principalement un arrêt du Conseil d'Etat, et n'avions pas cité ni même mentionné ce guide qui avait été l'objet de la procédure. Mais nous ne le répéterons jamais assez, nous ne tenons pas nos lecteurs comme dénués de faculté de juger par eux-mêmes et  nous abstenons de faire de la propagande simpliste.

Nous avons reçu une dépêche que nous vous soumettons.


Fallait-il lister la fasciathérapie, une méthode de kinésithérapie, parmi des pratiques pouvant présenter un risque sectaire ? Ses adeptes ont obtenu que la justice administrative donne tort à la mission anti-sectes Miviludes, qui a dénoncé vendredi une stratégie d'"intimidation".
Saisie par une association de praticiens et une société de formation en fasciathérapie, la cour administrative d'appel de Paris a partiellement censuré le 7 décembre le guide "santé et dérives sectaires" de la Miviludes, selon un arrêt transmis à l'AFP.
Dans ce guide de 2012, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui dépend de Matignon, explique avoir pu "identifier les - rares - situations" dans lesquelles des kinésithérapeutes "ont appliqué des méthodes non éprouvées", citant parmi elles la fasciathérapie.
Cette thérapie manuelle de prise en charge psychique autant que corporelle, censée agir sur les fascias (membranes fibreuses enveloppant muscles, organes ou tendons), est mentionnée dans une fiche listant des méthodes qui "peuvent (...) présenter un risque sectaire".
Selon l'arrêt, "la circonstance que les méthodes de la fasciathérapie ne seraient pas, à ce jour, scientifiquement éprouvées, n'est pas en elle-même de nature à entraîner des risques pour le patient".
Dans un communiqué, l'association FasciaFrance "se réjouit de cette décision qui rétablit l'honneur et la probité des milliers de praticiens exerçant quotidiennement la fasciathérapie dans le respect de leur métier et la confiance de leurs patients".
Les services du Premier ministre étudient la possibilité d'un recours devant le Conseil d'Etat, qui a déjà traité de la fasciathérapie dans un sens qui lui était "défavorable", a indiqué à l'AFP le président de la Miviludes, Serge Blisko.
La plus haute juridiction administrative avait rejeté en décembre 2014 une requête de fasciathérapeutes contre le conseil de l'ordre des kinésithérapeutes. Dans un avis, ce dernier avait précédemment présenté les techniques de fasciathérapie comme "insuffisamment éprouvées et potentiellement illusoires". Au terme d'un essai clinique en 2013, l'Institut de cancérologie de l'Ouest avait jugé cette méthode sans "bénéfice concernant la qualité de vie" de patientes soignées pour un cancer du sein.
"Je m'en voudrais de dire que tous les fasciathérapeutes sont des +sectarisés+, mais c'est dans ces pratiques alternatives qu'on trouve un certain nombre de +dérivants+", a souligné Serge Blisko.
L'action en justice intentée contre la Miviludes relève de "l'intimidation", selon cet ancien médecin, qui n'entend pas réécrire son guide avant une décision définitive.

Nous fournirons à nos lecteurs toutes indications sur les suites s'il y en a et, selon notre habitude, ne commenterons pas quelle qu'elle soit une décision de justice.

dimanche 7 janvier 2018

nous n'avons pas de carte de voeux, alors nous reprenons les voeux de SOLIDARITE LAÏQUE


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Une belle année solidaire 2018, c’est possible !
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En 2018, œuvrons ensemble pour concrétiser les valeurs de solidarité et de fraternité qui nous sont chères.
Les enfants et les jeunes de ce monde sont notre avenir. Notre union agit pour leur léguer un monde bâti sur des fondements d’ouverture, d’espoir et de solidarité.
Nous sommes nombreux à nous impliquer dans ce but au sein de notre collectif et c’est au nom de toutes et tous que je vous souhaite une belle année 2018 !

En 2018, nous continuerons d’agir aux côtés des plus démunis avec nos partenaires en France et à l’international.  Quand l’injustice, la violence ou les catastrophes menacent les liens humains, poussent certains à fuir leur pays, ou condamnent trop d’hommes, de femmes et d’enfants à la pauvreté, réaffirmons l’importance de l’accueil de l’autre et conjuguons les diversités qui nous enrichissent.

Je forme le vœu que nous soyons toujours plus nombreux à nous engager pour que chacun ait accès à une éducation de qualité, condition essentielle de la construction d’un monde de paix et de tolérance. Faire et vivre ensemble, avec nos différences et nos ressemblances, dans plus de 20 pays, telle est notre pratique de la laïcité.

Avancer ensemble, solidairement, pour que la dignité de chaque être soit respectée et que les inégalités cèdent le pas : en 2018, c’est possible !



Anne-Marie Harster
Présidente de Solidarité Laïque
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Tous ensemble, mobilisons-nous pour un monde plus solidaire en 2018 ! 
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jeudi 4 janvier 2018

FASCIATHERAPIE (suite)

Nous avons reçu ce jour le courriel suivant:

Bonjour,
Vous faites référence dans une page de votre site intitulée « à propos de la fasciathérapie" à la fasciathérapie en la présentant comme à risque de dérive sectaire à partir d’informations émanant de l’ordre des kinésithérapeutes et d’un ouvrage rédigé par Mr Gasparini.

Nous vous écrivons à ce jour pour vous demander de procéder à une rectification de ces informations tenant compte des faits suivants :

En 2012, l’Association Nationale des Kinésithérapeutes Fasciathérapeutes (aujourd’hui appelée FasciaFrance), qui représente les professionnels pratiquant la fasciathérapie méthode Danis Bois, a porté plainte contre la décision de la MIVILUDES d'assimiler la Fasciathérapie à une pratique sectaire.

Le 07 décembre 2017, la cour administrative d’appel de Paris a condamné la Miviludes à retirer la fasciathérapie de son guide « Santé et dérives sectaires » publié en 2012, estimant que : « Les informations concernant la fasciathérapie ne doivent plus figurer dans le guide « Santé et dérives sectaires » publié par la mission interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires (Miviludes) en avril 2012. ». Vous trouverez l’intégralité de l’arrêt sur le site Légifrance.
Ce jugement confirme que la fasciathérapie n’aurait jamais dû figurer parmi les pratiques à risque de dérive sectaire et rétablit l’honneur des professionnels qui pratiquent cette approche injustement attaqués et dénigrés.

Nous vous serions reconnaissants de tenir compte de ce jugement et de bien vouloir supprimer de votre site toute information ou propos qui assimile la fasciathérapie à une dérive sectaire et/ou de publier un communiqué informant de ce jugement.

Cordialement

FasciaFrance
Contact :
Tél : 07 56 96 46 86
Mail : contact@fasciafrance.fr

Cordialement,
FasciaFrance - Association des professionnels de la fasciathérapie | contact@fasciafrance.fr



Ce courrier appelle de notre part plusieurs réactions.
Notre billet de blog de décembre 2014 reproduisait un court extrait d'une contribution à un ouvrage collectif publié sous l'égide de Jeunesse et Sports. A l'époque, sa publication n'avait été l'objet dune quelconque procédure; de même la reprise de ce paragraphe par nos soins il y a maintenant plus de trois ans.
Nous reproduisions également un avis de l'ordre des kinésithérapeutes et des extraits d'un arrêt du  Conseil d'Etat: 

'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en estimant que les méthodes utilisées par la " fasciathérapie " ne peuvent être regardées comme fondées sur les données actuelles de la science médicale et qu'elles sont insuffisamment éprouvées au sens de l'article R. 4321-87 du code de la santé publique, et en refusant, en conséquence, de reconnaître la qualification de " fasciathérapeute ", le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeute ait fait une inexacte application des dispositions du code de la santé publique citées aux points 1 et 2, qui lui donnent un pouvoir de vérifier la qualité des soins ; 

L'arrêt de la Cour administrative d'appel n'annule pas les conséquences de l'arrêt du Conseil d'Etat que nous avions cité en décembre 2014. Il donne droit aux requérants à l'encontre de l'Etat du fait de l'insertion, dans un document de la MIVILUDES, de la fasciathérapie. 
Nous recevons donc une injonction de reproduire un droit de réponse ou de supprimer des informations qui n'ont pas à ce jour été infirmées . Nous n'avons pas reproduit ni même cité le texte litigieux qui a fait l'objet de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris. Serions-nous tenus de répondre à cette demande expresse dans la mesure où nous n'avons pas fait état du document contesté?

Toutefois, sans même étudier plus la validité juridique de la "demande" qui nous a été transmise, nous rappelons que nous préférons susciter la réflexion que donner des informations unilatérales; c'est notre conception de la laïcité. Nous laissons nos contradicteurs s'exprimer dans des commentaires si les textes qu'ils proposent répondent à des conditions de correction de la langue et de courtoisie. Nour avons maintes fois reproduit des décisions judiciaires même si elles infirmaient nos thèses. Aussi nous vous proposons ci-dessous de larges extraits de la décision judiciaire et le lien vers l'arrêt complet sur le site LEGIFRANCE.


. La MIVILUDES a fait état de la fasciathérapie qui est une technique pratiquée par des masseurs kinésithérapeutes de manipulation des fascias, lesquels sont constitués par les membranes fibreuses superficielles ou profondes enveloppant ou recouvrant une structure anatomique (muscles, organes, tendons...) dans le guide intitulé " Santé et dérives sectaires " qu'elle a publié en avril 2012. Ce guide mentionne, page 26, Fiche 1-4 intitulée " Quelles sont les méthodes les plus répandues ' " - utilisées dans le cadre des dérives sectaires, après " Les méthodes " psychologisantes " " et " " Le décodage biologique " et pratiques assimilées ", " Les méthodes par massage ou apposition des mains " et au premier rang de ces méthodes la fasciathérapie, avec ces observations : " La fasciathérapie est une thérapie manuelle fondée dans les années 80. Ses promoteurs la résument ainsi : - thérapie globale, la fasciathérapie prend en compte le patient dans sa totalité physique, psychique, sociale et culturelle ; - thérapie qui sollicite les forces d'auto-régulation somatique et psychique, la fasciathérapie crée les conditions pour que le corps du patient trouve la réponse à sa problématique ; - thérapie centrée sur la personne, la fasciathérapie s'inscrit dans un modèle global de santé qui ne s'adresse pas seulement à la maladie mais qui rend le patient acteur et auteur de sa santé. ". A la page 89 de ce même guide, dans la fiche 2-6 consacrée aux masseurs kinésithérapeutes, il est fait mention dans le chapitre intitulé " Le comportement du M-A... laisse présumer une dérive sectaire " " La MIVILUDES dans le cadre de sa mission de vigilance a pu identifier les - rares - situations suivantes dans les quelles les MK : (...) - ont appliqué des méthodes non éprouvées telles que ... la fasciathérapie ... en faisant courir des risques à leurs patients (perte de chance notamment) ". Enfin, l'Annexe 1 du rapport " Lexique des méthodes les plus répandues " reprend la définition précédemment donnée de la fasciathérapie.

3. Le président de la MIVILUDES dans son courrier du 24 juin 2013 en réponse à la demande de la société Point d'appui et de l'association nationale des kinésithérapeutes fasciathérapeutes de procéder à la rectification des mentions de la fasciathérapie figurant dans le guide précité a motivé son refus d'accéder à la demande des requérantes en faisant état de ce que les résultats de la fasciathérapie n'ont à ce jour reçu aucune validation scientifique, alors même que les fasciathérapeutes " prétendent pouvoir accompagner, après 500 heures de formation, les grossesses et les post-partum, les problèmes pédiatriques, les troubles du sommeil, l'anxiété, les difficultés scolaires...Aucune technique médicale au monde ne peut prétendre prendre en charge autant de pathologies. ".

4. En premier lieu, d'une part, contrairement à ce que soutient le Premier ministre dans ses écritures, le guide dont la rectification a été demandée ne se borne pas à relever l'absence de preuve de l'efficacité de la fasciathérapie et les risques encourus par les patients qui seraient soumis à ses méthodes, notamment en termes de pertes de chance, mais inscrit bien la fasciathérapie au nombre des pratiques susceptibles de générer des dérives sectaires que le guide a pour objet de recenser dans le domaine de la santé. D'autre part, s'agissant des risques encourus par les patients, le guide fait état de rares cas identifiés de situations dans lesquelles des masseurs kinésithérapeutes auraient exposés des patients à de tels risques.

5. En second lieu, d'une part, l'existence ou le risque de dérives sectaires, ainsi qu'une perte de chance pour les patients, ne peut résulter des seules circonstances que la fasciathérapie propose une approche globale du patient. Au demeurant, une telle approche est également préconisée pour l'exercice de la profession de masseurs kinésithérapeutes par les dispositions de l'article R. 4321-2 du code de la santé publique aux termes desquelles " Dans l'exercice de son activité, le masseur-kinésithérapeutes tient compte des caractéristiques psychologiques, sociales, économiques et culturelles de la personnalité de chaque patient, à tous âges de la vie (...) ", et par l'édition du Référentiel 2003 de la profession de masseur-kinésithérapeute. D'autre part, la circonstance que les méthodes de la fasciathérapie ne seraient pas, à ce jour, scientifiquement éprouvées, n'est pas en elle-même de nature à entraîner des risques pour le patient, alors en particulier qu'il n'est pas établi, ni même sérieusement soutenu, que la mise en oeuvre de ces méthodes par des masseurs-kinésithérapeutes, lesquels sont des professionnels de la santé, emporterait intrinsèquement des risques, dont la nature n'est au demeurant pas précisée, pour le patient. D'ailleurs, les requérantes soutiennent sur ce point, sans être contredites, qu'une enquête réalisée en 2003 auprès des masseurs kinésithérapeutes et masseurs khinésitérapeutes ostéopathes fait état de ce que 33% des professionnels interrogés utilisaient la fasciathérapie dans le traitement de leurs patients souffrant de lombalgies. Le Premier ministre ne produit au demeurant aucun des " signalements " invoqués par le président de la MIVILUDES dans son courrier du 24 juin 2013 mentionné ci-dessus qui tendraient à établir la dangerosité pour les patients du recours à la fasciathérapie.

6. Ainsi, en l'état de l'instruction, le Premier ministre n'établit pas l'existence, à la date de la décision attaquée de dérives sectaires, ou de risques de telles dérives, non plus que des patients auraient été exposés ou pourraient être exposés à une perte de chance du fait de l'utilisation des méthodes de la fasciathérapie par des masseurs kinésithérapeutes. Au demeurant si la MIVILUDES mentionnait toujours la fasciathérapie au nombre des pratiques liées à des dérives sectaires dans son rapport annuel de 2013-2014, elle en a abandonné toute mention dans son rapport 2015 alors même que dix pages de ce rapport sont consacrées au recensement des dérives sectaires dans le domaine de la santé et du bien-être.

7. Il résulte de ce qui précède que les requérantes sont fondées à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le Tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à ce que soit annulée la décision du Premier ministre. En conséquence, il y a lieu, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la régularité du jugement et l'autre moyen de la requête dirigé contre la décision du Premier ministre, d'annuler le jugement et la décision attaqués.
 





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