samedi 22 décembre 2012

stage de biodynamie en Ardèche




présentation d'un stage organisé par AGRI-BIO en Ardèche (édition Ardèche Méridionale du 16 décembre 2012 du Dauphiné Libéré)

vendredi 21 décembre 2012

stage de bio énergétique humaniste dans le Doubs


extraits du programme de présentation

INTERPRETER SES REVES POUR MIEUX SE CONNAITRE
  • Comprendre les symboles et archétypes de l’inconscient individuel et de l’inconscient collectif
  • Méthode générale d’interprétation des rêves (Méthode Jungienne et Freudienne)
  • Les différentes dimensions et niveaux d’interprétation des images du rêve :
o Événementiel, Personnelle consciente, Inconscient personnel et collectif (Archétypes), Psychologie trans-générationnelle, message de l'âme (maître intérieur), Message initiatique, Message des guides de lumières (anges gardiens…), Voyage astral, prémonition, « sensation de déjà vu »…

  • Nous apprendrons à repérer les différents niveaux de réalité du monde des rêves ?
o Plan éthérique, astral supérieur (lumineux), ou astral Inférieur (Ombre, cauchemar), mental, intuitif, spirituel.


(...)

Pendant plus de vingt années j’ai pratiqué différentes techniques visant à parcourir un chemin d’évolution intérieur. Je me suis formé à différentes thérapies psychocorporelles : Bioénergie, Gestalt, Sophrologie, Yoga de l’énergie, Yoga Taoïste…
Depuis une dizaine d’année j’exerce comme formateur en psychologie, comme psychothérapeute et je suis docteur en psychosociologie.
Par ailleurs je propose des séances individuelles ou des stages en bioénergie, psychothérapie, de gestion du stress. Ma méthode de bioénergie unifie les techniques de la bioénergie reichienne et le yoga de l’énergie Taoïste. 


capture d'écran d'une activité annoncée sur la toile et organisée par cet intervenant


lundi 10 décembre 2012

Semaine de la solidarité internationale en Franche-Comté, les confidences d'un colibri



En novembre, en Franche-Comté, dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, Alec Somoza s'est produit au cours d'une conférence gesticulée: "confidences d'un colibri" ou "une histoire de schizophrénie militante". Un dossier pédagogique avec son mode d'emploi est proposé aux enseignants, éducateurs et animateurs avant leurs participations éventuelles à une de ses conférences. Les objectifs de ce dossier se déterminent ainsi:"sensibiliser au développement durable, faire s'interroger les jeunes sur l'engagement, acquérir des connaissances sur le développement durable et les actes réalisables au quotidien, favoriser les échanges entre élèves, permettre des débats".
A cette conférence, une trentaine de personnes. Sur le mode humour et one man show, Alec Somoza révèle d'emblée sa quête d'un guide, d'un "gourou" pour l'aider à changer le monde. Ambitieux projet. Première expérience: Bob Marley et le rastafarisme ou le retour en Ethiopie de la diaspora africaine. Lecture de "la Prophétie des Andes" ou la nécessité de décrypter des signes semés par l'existence, pour atteindre la meilleure part de notre destin. Changer le monde. Alec se méfie des élites révolutionnaires pontifiantes. Il conclut:"on va pas y arriver par l'action collective"

Son engagement au Pérou, au nom de la solidarité internationale,se fracasse contre la corruption des opportunistes locaux. Quand il assiste aux rites des chamanes, plus proches des jeteurs de sort que des gentils médiateurs entre les humains et la surnature,il quitte le Pérou pour une fonction d'éducateur en France, en milieu scolaire et apprendre aux élèves les actes quotidiens pour mieux et moins consommer, se référant au concept de décroissance prôné, entre autres, par Hervé Kempf, qui affirme: "comme la croissance ne réduit ni les inégalités ni la pauvreté, il faudrait stopper la croissance matérielle et pour cela, aller vers une décroissance matérielle" Selon Serge Latouche, autre apôtre de la décroissance: "la pauvreté est la richesse des peuples"! La fin de la conférence s'épanouit avec la théorie du colibri, où, selon une légende amérindienne, un désastre écologique ravage des colonies d'animaux désemparés, alors qu'un petit colibri, avec son petit bec, arrose le grand incendie, "pour faire sa part".
La parole au public lâche: "L'histoire du colibri, c'est Pierre Rabhi, il faut aussi faire du collectif plutôt que de faire sa part, on risque de se faire piéger avec cette histoire de colibri!"

Pierre Rabhi,philosophe et conférencier, pionnier de l'agriculture écologique en France, appelle à "l'insurrection des consciences"; en s'inspirant de cette légende, il fonde le Mouvement Colibris en 2006.
En août 2012, la visite d'adhérents de l'AFIS 07 ( Association Française pour l'Information Scientifique) chez des agroécologues ardéchois, dans le Mas de Beaulieu, de l'association Terre et Humanisme, s'inspirait d'une légitime curiosité quant aux annonces de productions et de gestion de l'eau au mas. 

Pour accéder aux conclusions de l'association, SUIVEZ CE LIEN





mercredi 5 décembre 2012

CIVITAS, un questionnement nécessaire.


L'association Civitas est bien connue du fait de ses positions sur le mariage homosexuel et les manifestations controversées qu'elle a organisées. Extraits du blog droites extrêmes tenu par deux journalistes du Monde

Nous le notions ici: Civitas nourrit des ambitions politiques depuis l'organisation des manifestations contre des pièces de théâtre jugées par lui "christianophobes" à la fin 2011. Il travaille ainsi à la constitution de listes pour les municipales de 2014.Justement, la campagne contre le mariage gay entre dans cette stratégie à long terme. "Il est évident que plus il y a de lois néfastes, comme celle sur le mariage homosexuel, plus [on touche]des milieux de plus en plus larges [qui voudraient]  s'investir à l'abri d'un parti classique", affirme Alain Escada à "Droites extrêmes". En clair : pour le responsable de Civitas, faire campagne sur un sujet sociétal peut permettre aux intégristes de toucher des gens hors de leur milieu en vue du scrutin de 2014. "Il faut briser les clivages habituels. Nous devons partir tôt de façon à constituer la coalition la plus large possible", note-t-il encore.
"Lobby"
Mais, malgré cette ambition de parler à un spectre plus large que celui qui est habituellement le sien, Civitas, qui rassemble des catholiques traditionalistes et intégristes proches de l'extrême droite, ne souhaite pas renoncer à son activisme. En 2011, de nombreuses figures de l'extrême droite radicale avaient ainsi participé, aux côtés de Civitas et de l'abbé Beauvais (de l'église intégriste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris), à des manifestations devant le Théâtre de la Ville à Paris. Cette fois, Alain Escada veut non seulement utiliser "tous les moyens de la communication moderne" mais aussi organiser plusieurs manifestations;

Elle fait un appel aux dons et, sur la page d'accueil de son site internet, précise qu'ils sont déductibles des impôts; Ce groupe n'a jamais à notre connaissance été répertorié comme sectaire.

Sans franchir ce pas, nous ne pouvons non plus évacuer le problème: son compagnonnage avec des mouvements controversés est patent. Voici une capture d'écran du blog de Civitas jeunesse. C'est bien Avenir de la culture, une association satellite de Tradition Famille Propriété, que nous connaissons de longue date, qui participe à l'une des dernières manifestations de rue de Civitas.






L’homme-roi à la place du Christ-roi

L’article premier de la Déclaration des droits de 1789 proclame, on le sait, que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Affirmation réitérée, sous forme méthodologique, à l’article 3, « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » et à l’article 6, « La Loi est l’expression de la volonté générale ».
Droits de Dieu ou droits de l’homme, ordre ou désordre : il faut choisir  !
Fonder la société sur la seule volonté des hommes, est une chimère dont les conséquences n’ont pas fini de se faire cruellement sentir : (...)
L’idéologie des droits de l’homme détruit la Famille, société surnaturelle et naturelle, société-mère de la société humaine et c’est de manière très prophétique que Léon XIII annonçait toutes les législations hostiles que nous connaissons depuis 40 ans : (...)
Il faut y ajouter l’édifice scolaire de « l’éducation nationale » (expression née sous la Révolution) et qui n’est en fait que l’école sans Dieu, donc sans vraie morale - d’où l’inenrayable vague de violences dans les établissements scolaires - édifice totalitaire renforcé par la loi du 16 octobre 1998 sur « l’obligation scolaire » qui, sous prétexte de viser des écoles « sectaires », veut en fait empêcher tout véritable enseignement catholique hors « contrat d’association », c’est-à-dire d’assimilation à l’enseignement laïque. (...)
Les droits de l’homme cultivent la culture de mort, c’est particulièrement vrai en matière de statut de l’embryon et de clonage (...)
Mgr Lefèbvre observe très justement qu’on ne saurait « trop insister sur le rôle providentiel de l’autorité de l’Etat pour aider et soutenir les citoyens dans l’obtention de leur salut éternel »; (fin de citation)


Deux références nous interpellent: celle à Monseigneur Lefebvre, fondateur de la Fraternité St Pie X, la même institution qui gère des écoles hors contrat dont nous avons à plusieurs reprises analysé les rapports d'inspection (et dont un prêtre vendéen a écrit pour le site de Civitas un dossier sur l'allocation scolaire). Deuxième référence, l'opposition de Civitas à la loi sur le contrôle des établissements privés hors contrat. Les guillemets qui entourent le mot sectaire sont à cet égard éloquents.
Comment justifier l'intérêt général de cette association qui prétend bénéficier de déductions fiscales? Elle s'oppose à la Déclaration de 1789 qui a valeur constitutionnelle. Comment peut-elle être reconnue d'intérêt général alors qu'elle a pour objet avoué d'annihiler des textes qui fondent nos institutions et nos valeurs communes?
Une association qui pense répondre aux conditions requises pour bénéficier de la reconnaissance d'intérêt général peut fort bien délivrer sans aucune formalité à ses donateurs des reçus à fournir à l'administration fiscale et ce même si aucun « rescrit » ne l'y autorise; mais elle s'expose alors à un redressement. Et nous ne pouvons savoir si Civitas a mis en oeuvre une procédure pour obtenir cette autorisation ou si ce groupe tente d'attirer les donateurs en espérant qu'il n'y aura pas de réaction des Finances publiques, donc pas de redressement. Il nous semble probable que les services fiscaux feront un rectificatif.
Nous nous souvenons de l'impossibilité de connaître la liste des établissements subventionnés par la Fondation pour l'école pourtant reconnue d'utilité publique. L'intérêt général qui doit guider l'ensemble des services et pas seulement l'administration fiscale est-il soluble dans le sectarisme?

samedi 1 décembre 2012

décision judiciaire prochaine dans l'affaire TERRE DU CIEL?

La structure devait être jugée au tribunal correctionnel de Chalons ce lundi. Christophe Rode, procureur de la République, a toutefois indiqué que le procès était renvoyé une date proche. 


le Journal de Saône et Loire   26 novembre 2012

Nous attendons le jugement sans nullement préjuger de la teneur!





jeudi 29 novembre 2012

Des vignerons s'en remettent à la biodynamie, aux astres et à la vessie de cerf


Par AFP Relax, le 21 novembre 2012 à 10h05
Au soleil couchant, un vigneron de Bourgogne diffuse sur ses vignes un traitement à base de bouse. La lune est descendante, le moment idéal, selon la biodynamie, une pratique teintée d'ésotérisme à laquelle des domaines prestigieux se sont convertis.
Seul au milieu de la vallée roussie par l'automne, dans ce petit domaine situé entre Pommard et Beaune, il asperge ses vignes d'une pluie fine depuis un bidon rempli de "500", préparation à base de bouse enterrée tout l'hiver dans une corne de vache.
La "500" est l'une des recettes emblématiques de la biodynamie, une pratique agricole qui va au-delà du bio. Le paysan base son travail sur la position des astres et des constellations du zodiaque et utilise des produits comme des tisanes ou des composts de végétaux fermentés dans une vessie de cerf.
Ces recettes sont celles d'un philosophe autrichien dans les années 1920, Rudolf Steiner, qui a converti des vignerons en France, en Italie ou en Nouvelle-Zélande.
"Il y a des choses très ésotériques dans ses écrits, comme voir l'influence de Mars dans une plante, ce dont je ne suis pas capable", souligne Didier Montchovet, propriétaire de ces 12 hectares de vignes en Bourgogne.


LA SUITE  ICI

lundi 5 novembre 2012

Gilles Sinquin à Montbéliard

capture d'écran


Extrait du dernier rapport annuel de la MIVILUDES

Il est toutefois intéressant, à des fins de prévention, d’évoquer l’exemple de Gilles Sinquin, qui énonce dans son livre Se préparer pour 2012 ce que nous allons vivre jusqu’en 2012 : « réception pour les individus d’une descente colossale d’énergie pure venant du cosmos induisant le vécu de moments obscurs, dont certains vivront cela comme l’expérience d’une résurrection, étant suffisamment évolués et les autres, ne voulant pas lâcher prise, vivant la même expérience mais avec le ressenti d’une vraie crise infernale…», et ce que nous vivrons après 2012 : « l’apparition d’un monde nouveau, l’humanité entrant dans une 5e dimension. Tout passera par le niveau vibratoire avec un vécu constamment dans le ressenti subtil et le silence… Ce sera le début de l’âge d’or, l’homme pensant différemment et vivant l’équilibre constant et la spiritualisation de toutes nos pensées ».
Gilles Sinquin apporte également dans son ouvrage des précisions et des conseils pour mettre en place ce qu’il nomme une « thérapie conscience» en aidant le maximum de personnes à « transiter vers la fréquence supérieure de la 4e dimension. En effet, atteindre la 5dimension en 2012 serait très difficile à vivre pour tous ceux qui, non informés, n’auront pas commencé leur transformation intérieure ». Ce livre permettrait donc d’«utiliser la fréquence supérieure afin de ne plus reprogrammer de nouvelles mémoires cellulaires et ainsi transmuter les énergies denses de la 3e dimension par une méthode très simple : la transmutation lumière… Lorsque l’énergie lumière pénètre chaque cellule, elle va spiritualiser l’être humain… On deviendrait ainsi son propre maître pour vivre en conscience son ascension personnelle en étant en harmonie avec l’accélération du temps…». Il produit également des films sur le sujet dont un DVD intitulé 2012 Ascension planétaire.
Il s’agit d’un véritable programme régulièrement présenté par son auteur dans des conférences payantes organisées en France et en Suisse tout au long de l’année 2011. Le contenu des thèmes évoqués dans ces conférences ne peut qu’appeler à une extrême prudence.





vendredi 19 octobre 2012

La ferme des deux soleils appartenait au réseau des COLIBRIS initié par Pierre Rabhi

captures d'écran

Témoins de Jéhovah, arrêt de la Cour d'appel administrative de Paris




Cour administrative d’appel de Paris  1ère chambre 



lecture du mardi 4 septembre 2012


Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 25 mars et 28 août 2010, présentés pour la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE, dont le siège est 11, rue de Seine à Boulogne-Billancourt (92100), par Me Goni ; la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE demande à la Cour :


1°) d’annuler le jugement n° 0911945 du 28 janvier 2010 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l’annulation de la décision implicite par laquelle le Premier ministre a refusé de rectifier les renseignements erronés contenus dans le rapport d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (M.I.V.I.L.U.D.E.S.) pour l’année 2005 ;


2°) d’annuler cette décision implicite ;


3°) d’enjoindre au Premier ministre de procéder à la rectification sollicitée ;


4°) subsidiairement, d’enjoindre au Premier ministre de consigner en annexe au rapport de la M.I.V.I.L.U.D.E.S. l’ensemble de ses observations contenues dans la lettre du 10 octobre 2006 ;


5°) de mettre les dépens à la charge de l’Etat ainsi qu’une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;


.....................................................................................................................


Considérant que la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE a demandé au Premier ministre, le 10 octobre 2006, d’une part, la rectification des renseignements, qu’elle estime erronés, formulés à son sujet par la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires dans son rapport d’activité au titre de l’année 2005 et, d’autre part, la consignation de ses observations en annexe audit rapport ; que la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE relève appel du jugement du 28 janvier 2010 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l’annulation de la décision implicite de rejet que lui a opposée le Premier ministre ;


Sur le refus de rectification des renseignements contenus dans le rapport d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires au titre de l’année 2005 :


Considérant, en premier lieu, que la publication du rapport de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, contenant des appréciations critiques sur les pratiques de certaines organisations, regroupant des personnes partageant les mêmes convictions, ne contrevient pas, même si ces appréciations peuvent impliquer un jugement défavorable sur les convictions qui sont à l’origine de ces pratiques, au principe de neutralité de l’Etat ; qu’eu égard aux risques que peut présenter le développement de ces pratiques, la publication d’un tel rapport ne porte pas davantage une atteinte excessive à la liberté de pensée, de conscience et de religion, et à l’interdiction des discriminations, rappelées notamment par les stipulations des articles 9 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; que le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut donc qu’être écarté ;


Considérant, en second lieu, qu’il ne ressort pas de la lecture du rapport incriminé qu’il présenterait un caractère mensonger ou diffamatoire à l’encontre de la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE ;


Considérant qu’il résulte de ce qui précède que la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE n’est pas fondée à soutenir que la décision implicite par laquelle le Premier ministre a refusé de rectifier les renseignements contenus dans le rapport d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires pour l’année 2005 serait entachée d’illégalité ;


Sur le refus de consignation des observations de la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE en annexe au rapport d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires au titre de l’année 2005 :


Considérant qu’aux termes de l’article 3 de la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration, dans sa rédaction alors applicable issue de l’ordonnance du 6 juin 2005 : “ Sous réserve des dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, concernant les informations nominatives figurant dans des fichiers, toute personne a le droit de connaître les informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées. Sur sa demande, ses observations à l’égard desdites conclusions sont obligatoirement consignées en annexe au document concerné. L’utilisation d’un document administratif au mépris des dispositions ci-dessus est interdite “ ;


Considérant qu’aux termes de l’article 1er du décret du 28 novembre 2002 instituant une mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires : “ Il est institué, auprès du Premier ministre, une mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires qui est chargée : ... 5° D’informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en oeuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives. “ ; qu’aux termes de l’article 6 du même décret : “ Le président de la mission détermine chaque année, après consultation du comité exécutif et du conseil d’orientation, le programme d’action de la mission. Il établit, dans les mêmes formes, un rapport annuel d’activité qui est remis au Premier ministre et est rendu public. “ ;


Considérant que le rapport annuel d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui est public, ne peut servir de fondement, par lui-même, à une procédure administrative ou judiciaire à l’encontre des personnes qu’il cite et n’emporte aucun effet juridique, alors même que l’administration pourrait éventuellement s’y référer en tant que document d’information générale ; qu’il ne ressort d’ailleurs d’aucune pièce du dossier que l’association requérante ait fait l’objet d’une procédure administrative ou pénale directement fondée sur le contenu du rapport incriminé ; qu’ainsi, si ledit rapport présente effectivement le caractère d’un document administratif, il ne constitue pas, à l’égard d’une personne qu’il cite, “ un document administratif dont les conclusions lui sont opposées “ au sens de l’article 3 de la loi du 17 juillet 1978 précitée, lui ouvrant droit à y consigner ses observations en annexe ; que, par suite, l’association requérante n’est pas fondée à demander l’annulation de la décision attaquée par laquelle le Premier ministre a refusé de l’autoriser à consigner ses observations en annexe audit rapport ;


Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE n’est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ; qu’il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d’injonction et celles tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;


D E C I D E :

Article 1er : La requête de la FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE est rejetée.



lundi 15 octobre 2012

Protéger les mineurs contre l’influence des sectes







06/09/2012
Questions juridiques et des droits de l'homme


Strasbourg, 06.09.2012 - « Ce n’est pas parce qu’il est difficile de trouver un consensus européen sur la problématique des « sectes » qu’il faut abandonner l’idée d’établir des règles et des politiques au niveau européen pour protéger les mineurs contre les dérives sectaires », a déclaré aujourd’hui Rudy Salles (France, PPE/DC), rapporteur sur la protection des mineurs contre l’influence des sectes, à l’ouverture d’une audition sur le sujet, organisée à Paris par la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme de l’APCE.
« Vu la vulnérabilité des enfants et des adolescents, il est indispensable de rester vigilant et de réprimer toute pratique les maintenant dans un état de sujétion au nom de croyances. Le Conseil de l’Europe, et notamment l’Assemblée, ont un rôle important à jouer dans la lutte contre ce phénomène très préoccupant », a ajouté M. Salles.
En présentant l’attitude des Pays-Bas face aux nouveaux mouvements religieux, Sophie van Bijsterveld, professeur à l’université de Tilburg et membre du Sénat néerlandais, a expliqué que son pays ne s’est doté ni de politiques ni de lois traitant spécialement de ces mouvements. Ceux-ci sont soumis à la législation générale, notamment aux dispositions générales sur la religion.
« En 1984, le rapport d’une commission parlementaire consacrée à ce sujet a conclu qu’une loi ou politique spécifique n’était ni souhaitable ni nécessaire, ni à titre préventif ni à titre répressif, et cette position n’a pas varié depuis », a précisé Mme van Bijsterveld. Actuellement, le rôle de la religion dans l’espace public fait l’objet de vifs débats, dans les milieux universitaires et politiques, mais aussi dans l’ensemble de la société néerlandaise. Cependant, « les nouveaux mouvements religieux n’attirent pas spécialement l’attention ».
Maksym Yurshenko, avocat ukrainien, membre de l’Association pour la protection de la famille et de la personnalité, a indiqué que cette question doit être envisagée sous l’angle des relations entre le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, qui fait partie des droits de l'homme, et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.
« L’Etat réagit en cas de violences caractérisées, qui correspondent à la définition juridique des atteintes à l’intégrité physique ou sexuelle. En revanche, l’enfant ne bénéficie d’aucune protection si les actes préjudiciables à sa santé physique et psychologique et à son bon développement prennent une forme moins facile à identifier », a expliqué M. Yurshenko.
Les défenseurs des nouveaux mouvements religieux invoquent les dispositions juridiques consacrant le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Cependant, les Etats parties à la Convention relative aux droits de l'enfant se sont engagés à défendre l’intérêt supérieur de l’enfant et à le protéger contre toutes les formes de brutalité, de maltraitance et de négligence. Il est possible de concilier ces deux exigences en habilitant les structures gouvernementales existantes à régir le domaine des activités religieuses, ou en créant des structures spécialement à cette fin, comme la « Miviludes » française, a conclu l’orateur.
C’est justement de la « Miviludes » (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) qu’a parlé Georges Fenech, ancien président de cette structure et député à l’Assemblée nationale. La Miviludes observe et analyse les mouvements perçus comme constituant une menace pour l’ordre public ou contraires à la législation française, coordonne l’action des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires, informe le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé, et vient en aide aux victimes en les orientant vers les services compétents.
« Nous le savons tous, le problème vient notamment de la difficulté, voire de l’impossibilité, de définir le mot « secte ». L’originalité de la Miviludes réside dans le fait que cette structure ne combat pas les sectes, mais les dérives sectaires, telles que le refus, total ou partiel, de soins médicaux, les restrictions alimentaires et les abus sexuels », a déclaré M. Fenech. Malgré l’existence de nombreux instruments internationaux, « il est urgent de présenter des propositions précises au niveau européen, pour mieux protéger les enfants sans pour autant porter atteinte à la liberté de religion », a-t-il souligné.
Le rapporteur a annoncé son intention de conduire des missions d’enquête dans certains Etats membres, en vue de rencontrer in situ les représentants des institutions et de la société civile engagés dans la lutte contre les dérives sectaires et dans la protection de l’enfance. Il envisage aussi d’envoyer un questionnaire aux délégations parlementaires des Etats membres, ou d’avoir recours au Centre européen de recherche et de documentation parlementaires (CERDP), en vue de recueillir davantage de données sur l’étendue du phénomène sectaire et l’état de la législation en matière de protection des mineurs contre les dérives sectaires.

vendredi 5 octobre 2012

reportage de CHARENTE LIBRE avec nos remerciements





Visite non autorisée au coeur des Jéhovah
CL s'est invité discrètement à une assemblée de l'organisation controversée des Témoins de Jéhovah. 4.500 personnes avaient fait le déplacement ce week-end à Angoulême


Une voix magnétique dans un silence de cathédrale. Celle du type en chemise, au loin sur l'estrade. Sous le ciel noir imposé par le plafond, la foule assise ne voit que lui. 4 500 visages aimantés par un discours fleuve et presque indifférents à cette scène étrange, samedi après-midi, au milieu de la salle. Une douzaine de personnes, en cercle, qui tiennent un drap blanc et dissimulent quelqu'un, allongé sur le sol. Un arrêt cardiaque.
Ce week-end, venus de tout le sud-ouest, les Témoins de Jéhovah étaient à Angoulême, dans les rues du centre-ville, dans les grandes surfaces, mais surtout, pendant trois jours, en assemblée à l'espace Carat.
Pour s'approcher, deux options. Le verrou poli, mais absolument hermétique, du service de communication. Ou la chance, le pas franc et la chemise rentrée dans le pantalon, avec une réponse pour convaincre les gars de la sécurité: «Je viens pour écouter. C'est mon coeur qui m'a conduit ici».
Dans la salle comble, aucun décor particulier. Aucun signe religieux. Rien de rien, sauf cette banderole, sur le podium: «Préserve ton coeur !». Sur le badge que chacun doit porter, avec son nom et sa ville, les mêmes mots: «Préserve ton coeur !». Tout le monde écoute l'homme au micro, seul sur la scène. Il parle lentement, d'une voix agréable, du ministère chrétien et de nonchalance, du vent de la trahison et d'adultère.
Les pompiers arrivent, mais le discours se poursuit. Derrière le drap, ils interviennent. Ce coeur-là n'aura lâché que quelques secondes. Des mots résonnent depuis la scène. «Sa nonchalance spirituelle l'a rapproché du Diable».
Le public n'a rien d'atypique. Pas de signes extérieurs de marginalité ou de folklore bigot. Il y a des jeunes femmes en jupes, des gosses encore en couches, bien sûr une majorité de retraités avec des bibles. Et puis ces hommes en costard crème, qui circulent entre les rangs avec leur talkie et une allure paradoxale de mafieux sans vice, d'hommes de mains victime d'arthrose.
Avec son illusion d'apparente normalité, l'assemblée rappelle ces congrès d'actionnaires qu'on voit parfois. Ce n'est pas une vue de l'esprit. Les Témoins de Jehovah sont, à quelques détails près, une multinationale, Watchtower, dont le siège mondial se trouve à New York.
Un autre homme a pris le micro. Le sujet de son intervention: «Le service à plein-temps, c'est bon pour le coeur». Traduction: faire du porte à porte ou une autre activité au service de la société Jéhovah et ses filiales amène à la «vie éternelle».
Sur l'estrade, Justine vient témoigner.
- Depuis petite, j'ai toujours été passionnée par les chevaux. Cela m'empêchait d'offrir un coeur complet à Jéhovah.
- Tu as pris des mesures radicales ?
- J'ai tout arrêté.
Même topo avec Jean-Pierre, un retraité qui a diminué le bricolage pour «garder une bonne relation avec Jéhovah».
Invités à abréger leurs études et à se dérober si possible aux métiers profanes, en résumé, n'être plus que les «compagnons de travail de Jéhovah», les Témoins sont surtout incités à se méfier des autres. Des autres, de la philosophie et des vaccinations, des transfusions sanguines et des «oeuvres de la chair».

Une mécanique d'isolation sociale
Avant d'aller taper à votre porte, les Témoins de Jéhovah sont priés de balayer devant la leur. «Jeune, tes seuls amis sont Jéhovah et ceux qui le servent», répète l'homme au micro, qui vitupère camarades de classes et autres «stupides» (sic) partisans de l'évolution, «cette conception tordue», ou «amis du diable» qui pensent que «l"homosexualité est un mode de vie comme les autres».
Toute une mécanique d'isolation sociale qui est le fonds commerce de l'organisation. Une rhétorique parfois grossière vue de dehors, témoin sans être Témoin, mais qui semble fonctionner à merveille sur ce «peuple de Jéhovah» estimé à un millier de membres en Charente.
Les manifestations de masse, comme celle de Carat ce week-end, sont le prix de ce recrutement permanent. Une manière de rassembler les fidèles avant de les éparpiller dans les rues et les couloirs d'immeubles, en mission d'évangélisation. Une vieille logique de parti politique selon laquelle persuader les autres est la meilleure manière de se persuader soi-même.
Sur la scène, avant de conclure l'après-midi, un intervenant présente un DVD pour «inculquer la parole de Dieu dans les petits coeurs». «Vous allez être scotché, promet-il. Si vous connaissez les studios d'animation Pixar, c'est de ce niveau-là».
Les Témoins de Jéhovah savent aussi vivre avec leur temps. Et prendre le meilleur d'un monde dont ils tentent pourtant de s'arracher. Un monde dont ils ont souvent prédit la fin, toujours imminente.
La dernière fois, l'apocalypse (Armageddon) était prévue pour l'année 1975. D'après nos informations, elle n'aurait eu lieu qu'à l'intérieur de l'organisation: déçus de ne pas voir des boules de feux fondre sur leurs têtes, 500 000 Témoins avaient alors quitté le mouvement.



Lien  ICI vers l'article de CHARENTE LIBRE sur le site du journal avec les illustrations et la discussion sur le forum.

mercredi 3 octobre 2012

A la personne qui, se présentant comme disciple de Rudolf Steiner, m'a traité d'intégriste...





Vous m'avez interpellé à la sortie d'un évènement bio-écolo et m'avez traité (entre autres) d'intégriste.
C'était la première fois que cela m'arrivait et j'ai tenté de savoir pourquoi; il me semble qu'au moins une raison le justifiait à vos yeux mais peut-être je me trompe.
C'est certain, nous avons toujours été dubitatifs face aux comportements d'a-jir, puis de la ferme des deux soleils (qui ne se réclament pas de Steiner....). Lorsque je vous ai fait remarquer que les disciples y travaillaient bien plus que la durée légale du travail, vous m'avez répondu que des intellectuels , d'eux-mêmes, pouvaient travailler aussi longtemps. Ceci pouvant justifier cela je suppose. Et là je reconnais que nos voies divergent, c'est le moins qu'on puisse dire.
Paul Aries, qui fut l'hôte de la même manifestation a écrit, sur la mouvance que vous représentez, un livre qui, je le reconnais volontiers, ne lui est pas favorable. On y trouve notamment le paragraphe suivant.
Steiner mentionne certes que tout ce qui concerne les rapports du travail (durée du travail, montant des rémunérations, , protection sociale, etc...) devrait encore relever du domaine du droit mais sans préciser lequel: s'agit-il d'un droit étatique? ou au contraire conventionnel (par contrat)? La différence est de taille car la seconde solution met en cause la notion d'ordre public social, c'est à dire vide le droit du travail de son contenu, puisque des partenaires sociaux pourraient négocier de manière autonome.
Et j'en suis à me demander si justement l'intolérance que vous m'avez entre autres reprochée ne viendrait pas de là notamment. Nous pensons au C.L.P.S. que tous les hommes naissent égaux en dignité et en droits et nous en déduisons le principe, sans doute rigide à vos yeux, de l'absolue égalité de tous devant la Loi; il me semble que vous souhaitez construire des communautés alternatives responsables de leur avenir et totalement libres de le construire à leur façon et qui s'affranchiraient de l'observation des lois générales, en l'occurrence ici de celles qui concernent les droits des travailleurs. Tout un chacun serait ainsi libre de travailler autant qu'il le veut.
Disons le tout net, à nos yeux, si une personne renonce à ses droits, nous ne sommes pas certains que ce soit en toute liberté et cela n'exonère nullement de leur responsabilité les individus qui abuseraient de cette renonciation.
Je suis intégriste? Reconnaissez au moins qu'un intégriste qui réfléchit sur ce qu'on lui reproche, ça ne court pas les rues!

G.KLEIN

jeudi 27 septembre 2012

Evitons les amalgames et les raccourcis!


Tant de la part de personnes physiques ou morales qui nous sont défavorables que de nos amis, nos positions peuvent être mal interprétées. Voici un exemple d'une correspondance adressée à un militant de la laïcité afin de lever toute ambiguïté


:


Nous n'avons pas dénoncé le fonctionnement sectaire de la fondation pour l'école, dont rien ne nous dit qu'elle est composée de disciples asservis; nous ne pouvons affirmer qu'elle finance des établissements controversés vu qu'elle se refuse à en publier la liste. Nous demandons d'abord que les établissements qu'elle subventionne avec l'aide des déductions fiscales liées à sa reconnaissance d'utilité publique puissent être connus des citoyens.

Nous n'avons pas qualifié TERRE DU CIEL de secte faute d'en avoir des preuves, nous avons étudié son programme et en avons déduit que l'idéologie spiritualiste qu'elle véhicule et qu'elle a d'ailleurs parfaitement le droit de véhiculer, liberté d'expression oblige, fait que ses programmes permettent l'expression de groupes controversés . La même liberté nous permet de porter une opinion critique sur ses travaux. Une procédure pour travail dissimulé est en cours et nous avons rappelé dans les colonnes de notre lettre d'information mise en ligne sur notre site que notre modeste association ne peut qu'attendre que la Justice suive son cours, et que nous n'avons bien entendu pas accès au dossier.

une nouvelle fois MERCI à la FOL de l'Ardèche!


PAGE DU JOURNAL DE LA FOL 07 ENVOL

BRUNO GRÖNING: l'article de l'EST REPUBLICAIN avec nos remerciements!


LE DIVIN CHERCHE ADEPTES

Comment une association qui promet la guérison par voie spirituelle et soupçonnée de dérives sectaires recrute-t-elle si bien ? Bienvenue dans les réunions d’initiation.




Bruno Groening, disparu en 1959, est l’envoyé supposé de Dieu. Photo D.ROQUELET
l’amorce est un petit carton d’invitation déposé dans les boîtes aux lettres du centre de Vesoul. Thème de la conférence vantée sur le prospectus : « Guérison par voie spirituelle ». Rendez-vous est donc pris dans une salle d’un hôtel de l’agglomération vésulienne.
Ce vendredi-là, une vingtaine de personnes ont fait le déplacement pour écouter la bonne parole. Parce qu’au sein du Cercle des amis de Bruno Groening, la parole est d’or, divine même. Bruno Groening ? Un supposé envoyé de Dieu sur terre décédé en 1959 à l’âge de 53 ans d’un cancer de l’estomac, une maladie que l’on préfère taire. Car ici, il est question de guérir, surtout. Une notion qui a le mérite de rassembler. Bruno Groening, de son vivant, aurait accompli moult miracles en la matière. Grâce à la force divine dont il est le médiateur. Et c’est d’ailleurs ce que les conférenciers vous proposent de capter. Oui, leur idole, décédée alors qu’il était poursuivi pour exercice illégal de la médecine, a été en son temps très controversé.
Courroux d’un monde scientifique incapable de reconnaître son impuissance assurent ses défenseurs. Lesquels, réunis sous la forme d’une association, Le Cercle des amis de Bruno Groening, très implanté en Allemagne mais qui se développe en France, poursuivent l’œuvre. Cherchant constamment de nouveaux adeptes. C’est donc le cas à Vesoul ce soir-là.
Blanche, 67 ans, habitant le secteur de Mulhouse, jusque-là assise au 1 er rang la tête baissée et les paumes des mains levées vers le ciel, prend la parole. Elle souffrait jadis de multiples allergies sévères devant lesquelles la médecine s’est inclinée. Et puis, via une amie atteinte d’un cancer, c’est la « rencontre » avec l’enseignement de Bruno Groening. On vous a expliqué qui était l’homme, c’est l’initiation, les multiples témoignages, notamment diffusés par vidéo, entendent désormais vous démontrer que toutes ces guérisons ont une réalité. Pour ce faire, il convient de capter le courant guérisseur en adoptant une position particulière : bras et jambes ouverts et non croisés, risque de court-circuit.

CRÉER DES COMMUNAUTÉS

Blanche, exaltée, raconte alors ce souffle qui a transpercé sa main droite. Et puis la guérison et son retour à la vie avant d’être brusquement coupée et appelée à se rasseoir. Le temps est manifestement compté. Au terme de la séance, clôturée par une musique transcendantale, on vous invite à laisser vos coordonnées et faire un don « pour payer la salle, les déplacements ». Et puis, pour ceux étant intéressés, on vous glisse un papier vous indiquant le prochain rendez-vous une semaine plus tard.
Le nombre de curieux a été divisé par deux, mais l’objectif émerge alors : créer une « communauté » à Vesoul. Il faut un guide, mais aussi un trésorier. « Va-t-il falloir que l’on désigne d’office ? ». Surprenante question du guide, qui insistait quelques minutes plus tôt sur le libre arbitre de chacun. Lui s’est débarrassé de vilains maux de dos en y apposant la photo de Bruno Groening, dont le regard perçant se lit sur un portrait qui trône en bonne place.
Il appelle à rejeter « toutes les choses négatives ». Parle des douleurs ayant suivi le début de sa thérapie spirituelle pour mieux expliquer le « nettoyage » de son corps. Sa longue prière est un catalogue de bons souhaits parmi lesquels il n’omet pas « la bonne santé financière » de l’association. Croire, surtout. Croire en la puissance de Dieu et de son envoyé. Le message semble passer. Et se traduit dans le succès de ces groupes de parole qui émergent un peu partout. Besançon, Montbéliard ou Mulhouse. Demain peut-être à Vesoul. Comme Pontarlier où l’association a fait halte…
Sébastien MICHAUX


ces rapports qui appellent à la vigilance


Par deux fois dans des rapports parus en 2005 et 2009 la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), tout comme son équivalent en  Belgique, épingle le cercle des Amis de Bruno Gröning. En cause: ses prétendues conférences médicales portant sur l'enseignement de méthodes de guérison non validées scientifiquement et son opposition à la médecine conventionnelle pouvant aller jusqu'au refus de soins. Sur ce dernier point, le message s'avère subtil, surtout à l'attention d'un inconnu. A propos de vos douleurs, on  ne vous dit pas directement d'arrêter votre traitement. Mais on compare vos médicaments à une "béquille". L'occasion de prôner la voie spirituelle qu'il convient d'emprunter.

mardi 25 septembre 2012

conférences du Cercle des amis de Bruno Gröning, observations du CLPS




Le courant guérisseur selon Bruno Gröning
Peu de personnes dans le public malgré des tracts généreusement distribués en ville, deux ou trois organisateurs et deux intervenants dont Monsieur Blättner, spécialiste ORL en Allemagne. L'animateur venu de Forbach présente Bruno Gröning, né à Dantzig en 1906, quand cette ville était encore allemande, décédé en 1959; son enfance déjà surprenante puisque dans les forêts, il savait guérir les animaux en souffrance, classé comme incompris par son entourage, mais qui utilise ensuite sur les êtres humains le pouvoir de guérison dont il se réclame. L'animateur nous invite à adopter une posture de « réception du courant guérisseur » les pieds posés bien à plat au sol, les mains sur les genoux, paumes tournées vers le ciel, ne pas croiser ni les jambes, ni les bras, pour ne pas couper le courant, guérisseur, ne l'oublions pas, une musique « planante » doit nous aider à atteindre cet état de plénitude propice à un branchement aisé sur ce courant.

Quel est l'enseignement de Bruno Gröning ?
Extraits du document reçu au cours de cette conférence :
« Selon Bruno Gröning, l'homme est plus que le corps physique. Dans son enseignement, il parle d'une force vitale naturelle et curative, ou courant guérisseur, qui existe en abondance et que chacun peut capter de manière simple et gratuite pour sa santé. »
« Il expliquait que les guérisons obtenues par la réception du courant guérisseur ne tiennent pas du miracle. Il se refusait à entourer de mystère l'action de cette force ou la présenter comme une force surnaturelle »
« Le phénomène de guérison par la force naturelle, difficilement accessible à notre époque à l'être humain d'esprit scientifique, échappe totalement à sa considération purement intellectuelle ».

Le Docteur Blättner expose le cas de guérison d'une sévère ostéoporose. Un film-vidéo montre une ancienne toxicomane que l'addiction aux drogues les plus dures avait conduite à la misère sociale et à une rupture familiale, délivrée maintenant grâce à la force naturelle.

Rappelons que les témoignages, mêmes crédibles, n'ont pas valeur de preuves, à moins d'être validés par une étude médicale  indépendante, menée avec une méthodologie scientifique rigoureuse.
Qui valide ces guérisons ? Extrait du  document reçu :
« Le Groupe médico-scientifique spécialisé (MWF) fondé au sein du Cercle, (des amis de Bruno Gröning, et dont le directeur est le Docteur Blättner, note personnelle), compte plusieurs milliers de médecins, de psychologues, de guérisseurs et autres professionnels de la santé venant de plus de 70 pays. Ils se sont donné pour tâche de valider, documents médicaux à l'appui, les nombreuses guérisons qui surviennent et de faire connaître cette voie menant à la santé ».

Enfin, Bruno Gröning se définissait comme un « transformateur » capable de capter de Dieu la force naturelle pour la transmettre aux êtres vivants. Il invitait les personnes en souffrance à le charger de leurs douleurs, de les lui donner, de ne pas les reprendre par la pensée. Je cite : « Selon lui, il est important de se détacher mentalement de la maladie car elle n'est pas une partie inhérente à l'homme, c'est un corps étranger »
Il semble donc que Bruno Gröning ait adopté des comportements messianiques

L'appel au don a clos cette conférence, puisque, toujours selon un extrait du document reçu :
" Notons que tout activité est gratuite dans le Cercle des amis, qui finance ses dépenses grâce à des dons"

lundi 24 septembre 2012

Jacques Mézard Question écrite N° 188 au Ministère de l'intérieur




Question soumise le 5 juillet 2012

Calendrier des réunions des groupes de travail préfectoraux sur la problématique des dérives sectaires

M. Jacques Mézard interroge M. le ministre de l'intérieur sur le calendrier de réunion des groupes de travail préfectoraux sur la problématique des dérives sectaires.

Il lui rappelle que l'action des services de l'État contre les dérives sectaires passe nécessairement par une mobilisation renforcée de tous les services déconcentrés dans le département : finances publiques, éducation nationale, santé, travail, formation professionnelle, justice, police et gendarmerie… Cette coordination interministérielle au niveau local ne peut pleinement porter ses fruits que sous l'impulsion des préfets de département qui manifestent, par leur engagement, la priorité de l'action de l'État en ce domaine. Par circulaire du 25 février 2008, le ministre de l'intérieur a mis en place, sur le modèle des groupes d'intervention régionaux (GIR), des groupes de travail restreints à dimension opérationnelle, regroupant autour du préfet l'ensemble des services concernés par la lutte contre les dérives sectaires. Selon la circulaire précitée, ces groupes doivent se réunir « en tant que de besoin et au moins une fois par trimestre ». La nécessité de mettre en place et de réunir ces groupes a depuis été rappelée chaque année par circulaires du ministre de l'intérieur, dont la dernière en date, celle du 2 avril 2011, recommande une fréquence annuelle ou « en tant que de besoin en fonction des nécessités locales ».

Or, moins de 20 réunions de ce type ont été tenues en préfectures en 2011, en contradiction tant avec la lettre qu'avec l'esprit des circulaires précitées. Il apparaît essentiel pour la mobilisation de l'État contre les dérives sectaires que se tienne une réunion semestrielle obligatoire de ces groupes, même dans les départements où le phénomène sectaire paraît très limité, et ce pour deux raisons essentielles : d'une part, ces groupes de travail sont des lieux de dialogue qui permettent aux services concernés de mieux se connaître, d'échanger leurs informations et ainsi d'apporter une réponse adaptée en cas d'urgence ; d'autre part, la connaissance du phénomène sectaire, par définition multiforme et évolutif, passe par une sensibilisation de tous les services concernés, que seul ce type de réunion peut permettre.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les raisons ayant conduit à un si faible nombre de réunions, ainsi que les mesures qu'il compte prendre pour y remédier.